2011 serait-elle l’année du renouveau et de l’inspiration
retrouvée pour Children Of Bodom ? Ce nouvel opus aurait tendance à le prouver. Car après un album surprenant (Are You Dead Yet?), un album de reprise plus que moyen et un Blooddrunk très
mal inspiré, il était temps pour nos finlandais de remonter la pente.
Premier élément qui nous vient à l’esprit, le retour de la faucheuse. Celle-ci, même si elle adopte le style ‘comics’ (version comprenant la BD moyennant quelques 40€ en moyenne), elle est belle et bien là. Alors certes les petits plaisantins pourront trouver à redire avec la dominante choisie (vert jaunâtre pas forcément du plus bel effet), mais franchement, juger un album à la couleur de la pochette est-ce réellement constructif? Pour en revenir à la faucheuse, contrairement à un Are You Dead Yet? où elle n’était qu’implicite et pas franchement mise en valeur, là elle occupe tout l’espace et semble plus agressive qu’elle ne l’a été par le passé. Pourrait-on y voir ici une métaphore de l’inspiration retrouvée à grands coup de ‘Je viens là pour vous bottez les miches’ ?
A première vue oui. Car tout au long de ces neufs pistes, nos finlandais vont nous délivrer un metal, certes loin de leurs quatre premiers opus, mais très efficace. On reste cependant dans ce qui avait fait grincé les dents à l’époque de Are You Dead Yet?, à savoir un metal plus thrashy que réellement death avec accents blackisant. Mais tout en gardant la patte si particulière du groupe, à savoir virtuosité que ce soit avec les guitares ou les claviers. Encore une fois Alexi Laiho et Janne Wirman se taillent une belle part du lion. Les soli sont dans ce qui a toujours fait la renommé de Children Of Bodom technique, catchy et avec ce son bien particulier.
Alors, certes, il y a des pistes moins fortes que d’autres comme ce Roundtrip To Hell & Back, troisième piste de l’album qui viendra calmer les ardeurs prises avec les deux premières pistes. Mais plus faibles ne veut pas pour autant dire mauvaises. Une fois passée l’appréhension que l’on peut avoir avec ce titre, on se rend compte qu’il est bien ficelé et détient tous les ingrédients du bon CoB (toutes périodes confondues). Pussyfoot Miss Suicide sera un peu du même acabit et il faudra attendre le titre éponyme à l’album pour retrouver un peu plus de hargne rythmiquement parlant.
Cependant, ces temps relativement morts (Roundtrip To Hell & Back, Pussyfoot Miss Suicide) seront contrebalancés par des morceaux dans la pure lignée CoB comme Shovel Knockout, Not My Funeral, Ugly ou le single Was It Worth It (au clip aussi inspiré que ma grand-mère munie d’une paire de ‘tiags dans une réunion de danse Country !). Ces titres feront tout l’album avec tous les ingrédients bodomiens pour nous faire passer un bon moment. Certes nous ne sommes pas avec un album de l’acabit d’un Follow The Reaper ou même Hatebreeder, mais cela ne nous empêchera pas de passer un bon moment qui peut sommes toutes paraître un peu court (un peu plus de 35 minutes).
Alors oui, ce n’est pas l’album majeur de la discographie de Children Of Bodom, cependant, cet album a le mérite de remonter la pente après leurs deux derniers albums. Il est l’album, comme je l’ai lu ailleurs, et chose à laquelle j’adhère totalement, qui fait la transition entre Hatecrew Death Roll et Are You Dead Yet. Un bon album, qui s’écoute sans temps réellement mort malgré des pistes plus faibles, d’un trait et sans déplaisir. La courte durée de l’album est au final bénéfique. Le groupe allant à l’essentiel ne cherchant pas à faire trop de titres ou trop long et étouffer ainsi l’énergie des chansons comme certains groupes sur le déclin ont tendance à le faire lorsqu’un groupe revient avec un album plus inspiré que ses prédécesseurs. A noter cependant les trois versions de l’album. La version normale en boitier traditionnel. La version ‘collector’ en digipack avec DVD incluant Making Of, clips et extraits live et la version limitée incluant ce qui semble être une BD dans l’esprit de la pochette de l’album (le vendeur n’a pas su m’en dire plus et impossible de déblistérer l’album pour voir) dans un format A4. Celle-ci, comme dit précédemment a un prix qui avoisine les 40€.
1985 est une
grande année. Outre l’année de naissance de votre serviteur, elle est aussi celle qui verra l’entrée dans la Berklee High School College d’un guitariste et d’un bassiste, tous deux amis
d’enfance. Il s’agit de John Myung et de John Petrucci. Voulant créer un groupe rock et à la recherche un jour d’un batteur, ils rencontreront Mike Portnoy, lui aussi étudiant dans cette école.
Son jeu, alors qu’il travaillait sur des plans compliqués, les impressionna et ensemble ils composeront ce qui deviendra d’abord Majesty. Majesty était le premier nom du groupe, et il évoquait le
qualificatif qu’utilisait Portnoy pour définir la chanson ‘Bastille Day’ de Rush.
En 2007, le groupe de Noiraud Sans Loi nous livrait
13e album studio en 23 ans de bons et loyaux services. Bon, comme souvent dans ce genre de groupe, le line up a été, pour beaucoup, bousculé. Le bassiste chanteur étant le seul membre
d’origine à officier dans le groupe. Bon, comme souvent avec ce genre de groupes, il ne faut pas s’attendre à un album qui va révolutionner le concept du groupe et encore moins le genre. On reste
entre du heavy et du hard rock. Cependant, parti sur la lancé du Neon God, le groupe va de nouveau écrire un concept album. Cette fois-ci, Blackie Lawless s’en prend à l’administration Bush et
ses pratiques excessives si ce n’est abusives. Tout un programme.
