Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 14:04

Children-07.jpg2011 serait-elle l’année du renouveau et de l’inspiration retrouvée pour Children Of Bodom ? Ce nouvel opus aurait tendance à le prouver. Car après un album surprenant (Are You Dead Yet?), un album de reprise plus que moyen et un Blooddrunk très mal inspiré, il était temps pour nos finlandais de remonter la pente.

 

Premier élément qui nous vient à l’esprit, le retour de la faucheuse. Celle-ci, même si elle adopte le style ‘comics’ (version comprenant la BD moyennant quelques 40€ en moyenne), elle est belle et bien là. Alors certes les petits plaisantins pourront trouver à redire avec la dominante choisie (vert jaunâtre pas forcément du plus bel effet), mais franchement, juger un album à la couleur de la pochette est-ce réellement constructif? Pour en revenir à la faucheuse, contrairement à un Are You Dead Yet? où elle n’était qu’implicite et pas franchement mise en valeur, là elle occupe tout l’espace et semble plus agressive qu’elle ne l’a été par le passé. Pourrait-on y voir ici une métaphore de l’inspiration retrouvée à grands coup de ‘Je viens là pour vous bottez les miches’ ?

 

A première vue oui. Car tout au long de ces neufs pistes, nos finlandais vont nous délivrer un metal, certes loin de leurs quatre premiers opus, mais très efficace. On reste cependant dans ce qui avait fait grincé les dents à l’époque de Are You Dead Yet?, à savoir un metal plus thrashy que réellement death avec accents blackisant. Mais tout en gardant la patte si particulière du groupe, à savoir virtuosité que ce soit avec les guitares ou les claviers. Encore une fois Alexi Laiho et Janne Wirman se taillent une belle part du lion. Les soli sont dans ce qui a toujours fait la renommé de Children Of Bodom technique, catchy et avec ce son bien particulier.

 

Alors, certes, il y a des pistes moins fortes que d’autres comme ce Roundtrip To Hell & Back, troisième piste de l’album qui viendra calmer les ardeurs prises avec les deux premières pistes. Mais plus faibles ne veut pas pour autant dire mauvaises. Une fois passée l’appréhension que l’on peut avoir avec ce titre, on se rend compte qu’il est bien ficelé et détient tous les ingrédients du bon CoB (toutes périodes confondues). Pussyfoot Miss Suicide sera un peu du même acabit et il faudra attendre le titre éponyme à l’album pour retrouver un peu plus de hargne rythmiquement parlant.

 

Cependant, ces temps relativement morts (Roundtrip To Hell & Back, Pussyfoot Miss Suicide) seront contrebalancés par des morceaux dans la pure lignée CoB comme Shovel Knockout, Not My Funeral, Ugly ou le single Was It Worth It (au clip aussi inspiré que ma grand-mère munie d’une paire de ‘tiags dans une réunion de danse Country !). Ces titres feront tout l’album avec tous les ingrédients bodomiens pour nous faire passer un bon moment. Certes nous ne sommes pas avec un album de l’acabit d’un Follow The Reaper ou même Hatebreeder, mais cela ne nous empêchera pas de passer un bon moment qui peut sommes toutes paraître un peu court (un peu plus de 35 minutes).

 

Alors oui, ce n’est pas l’album majeur de la discographie de Children Of Bodom, cependant, cet album a le mérite de remonter la pente après leurs deux derniers albums. Il est l’album, comme je l’ai lu ailleurs, et chose à laquelle j’adhère totalement, qui fait la transition entre Hatecrew Death Roll et Are You Dead Yet. Un bon album, qui s’écoute sans temps réellement mort malgré des pistes plus faibles, d’un trait et sans déplaisir. La courte durée de l’album est au final bénéfique. Le groupe allant à l’essentiel ne cherchant pas à faire trop de titres ou trop long et étouffer ainsi l’énergie des chansons comme certains groupes sur le déclin ont tendance à le faire lorsqu’un groupe revient avec un album plus inspiré que ses prédécesseurs. A noter cependant les trois versions de l’album. La version normale en boitier traditionnel. La version ‘collector’ en digipack avec DVD incluant Making Of, clips et extraits live et la version limitée incluant ce qui semble être une BD dans l’esprit de la pochette de l’album (le vendeur n’a pas su m’en dire plus et impossible de déblistérer l’album pour voir) dans un format A4. Celle-ci, comme dit précédemment a un prix qui avoisine les 40€.

 

 

 


 
Par rock-chronique - Publié dans : Death Metal
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 22:30

Dream-Theater-02.jpg1985 est une grande année. Outre l’année de naissance de votre serviteur, elle est aussi celle qui verra l’entrée dans la Berklee High School College d’un guitariste et d’un bassiste, tous deux amis d’enfance. Il s’agit de John Myung et de John Petrucci. Voulant créer un groupe rock et à la recherche un jour d’un batteur, ils rencontreront Mike Portnoy, lui aussi étudiant dans cette école. Son jeu, alors qu’il travaillait sur des plans compliqués, les impressionna et ensemble ils composeront ce qui deviendra d’abord Majesty. Majesty était le premier nom du groupe, et il évoquait le qualificatif qu’utilisait Portnoy pour définir la chanson ‘Bastille Day’ de Rush.

 

Pour compléter ce groupe, ils recruteront en Kevin Moore, ancien membre du premier groupe de Myung et Petrucci, la touche mélodique qu’il leur manquait. Il faudra cependant attendre 1986 pour que le groupe soit complet. Chris Collins prend donc le micro et les premiers concerts et maquettes sont faits. Le groupe impressionne alors déjà par la qualité technique des instrumentistes. Les changements rythmiques, signature sonore du futur Dream Theater, sont déjà présents. Cependant, en 1987, Collins quitte le groupe qui sera alors remplacé par un ‘vétéran’ en la personne de Charlie Dominici. Ensemble, ils livreront leur premier album : When Dream and Day Unite datant de 1989. Le nom du groupe change alors pour Dream Theater. Les musiciens se feront alors très vite un nom dans la presse spécialisée. Elle savourera la relation qu’apportera le groupe entre heavy metal et rock progressif. Cependant, Dominici ne convenant pas assez à Dream Theater, celui-ci est remercié, d'un commun accord, et remplacé par James Labrie tout en ayant auditionné un certain Sebastian Bach (qui sera finalement recruté dans Skid Row avec l’histoire qu’on lui connait).

 

Après 3 ans d’errances et de composition, le groupe bien armé sort Images And Words. Disque plébiscité autant par la presse que par le public (ce sera l’un des deux disques le plus vendu par le groupe). Ce disque est une pierre angulaire, tant pour le groupe que pour le metal en lui-même. Sur cet album, les influences de Rush sont plus lointaines et le groupe va signer de sa patte et garder cette identité qui lui sera propre. Puisant dans le metal, en particulier le heavy et le thrash, cet album garde les constructions alambiquées et ces ambiances de claviers qui sont inhérentes au rock progressif. Ainsi nait le terme de Metal Progressif. Dream Theater devient par conséquent une source d’inspiration majeure pour de futurs groupes et passe ainsi « devant » Rush pour ce qui est de la puissance et de la « violence » sonore.

 

Le fait que Dream Theater soit considéré comme groupe metal vient d’une part de son nouveau poulain. Celui-ci, même s’il sera beaucoup critiqué pour son "manque de justesse" sur scène tout comme de coffre en comparaison à ses comparses, délivrera sur studio une pèche et une fraicheur que ne possédait pas Dominici et qui ancrait Dream Theater dans du vu et déjà entendu bien auparavant. L’autre vent de fraicheur pour le groupe viendra du fait du single "Pull Me Under". Ce titre, pourtant à des années lumières des standards FM que ce soit en terme de longueur ou d’écriture, sera le morceau phare du groupe et celui le plus retenu du grand public. Cependant, ce disque renfermant 8 joyaux musicaux est bien plus vaste que cette chanson somme toute réductrice. Tout en gardant leur propre identité, le groupe explorera de nombreux terrains ne se limitant pas au metal stricto sensu. Les titres comme "Another Day" ou "Wait For Sleep" en sont le parfait exemple. Mélodies plus sirupeuses, des cuivres sur le premier. On n’est pas loin du rock progressif instauré par Rush et repris par Marillion. Ce sera avec des titres comme Metropolis Part I (le Part II fera l’objet d’un concept album pas loin de 10 ans plus tard) que le groupe montrera tout son potentiel ou avec ce splendide "Learning To Live", morceau de clôture d’album, que le groupe liera les différentes sonorités de l’album.

 

1992 est donc l’année de la consécration pour Dream Theater qui, sans le savoir, posera les bases de ce que sera le Metal Progressif. Tout comme la scène Thrash quelques années plus tôt avec Metallica, Dream Theater sera la référence en matière de Metal Progressif. Cependant, cette consécration ne suffira pas aux musiciens qui, sans Kevin Moore, fonderont Liquid Tension Experiment. Ce groupe pourrait très bien être un savant mélange entre Jazz, Rock progressif et Metal tout en étant purement instrumental. En 1999, le claviériste de cette formation, Jordan Rudess, remplacera au pied levé Kevin Moore en apportant une signature sonore supplémentaire au sein du combo. Son exubérance dans les mélodies feront échos aux rythmiques alambiquées de Mike Portnoy tout comme à la ‘démonstration’ dont fait preuve John Petrucci.

 


 
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 18:57

Spiritual-Beggars-01.jpg

Michael Amott est un homme surprenant. En effet, après avoir officié dans le groupe Carcass et ce pour un album, le cultissime Heartwork, il quitte le groupe. Ses aspirations tendaient plus vers la mélodie plus ancrée dans les années 70. Il fonde alors Spiritual Beggars cette même année 1993. Il sera accompagné de Spice à la basse et au micro ainsi que de Ludwig Hvitt aux futs. Le groupe retourne alors vers un concept abandonné avec l’arrivée de la NWOBHM, à savoir le Power Trio.

 

La musique de Spiritual Beggars se veut sale, lourde, graisseuse tout en étant un hommage clinquant à la musique des années 70 (Black Sabbath en chef de file). Sort alors en 1994 le premier album du groupe, sobrement intitulé Spiritual Beggars. Cependant, la faute à une production trop sale et une musique pas assez recherchée, l’album sera boudé aussi bien par les critiques que par le public.

 

Il faudra attendre Another Way To Shine pour voir la popularité du groupe monter en flèche, et ceci n’est pas anodin. En effet, à cette même époque, Michael Amott forme avec son frère le groupe de Death Mélodique Arch Enemy. La presse spécialisée encense le groupe et permet à Michael Amott de bénéficier de plus de moyens pour tout ce qu’il entreprend. Ainsi, le 2e album du groupe se verra doté d’une production plus léchée, tout en conservant ce son propre au stoner. Le groupe penchera aussi pour le côté psychédélique, comme le démontre cette pochette aux couleurs vives et au design rappelant l’art Hippie.

 

Cependant, la production très bonne met enfin en avant les talents de tous les musiciens. Les effets sont poussés, mais recherchés. Du Fuzz, de la Wah et une basse grondante avec ce qu’il faut de distorsion pour pouvoir se démarquer de la guitare sans pour autant être trop sale. Spice y est par ailleurs magistral sur cette album. Les vocalises n’étant pas sans rappeler les chants poussés d’un certain Robert Plant sur les titres les plus énergiques et lourds sans pour autant en posséder sa majesté. La batterie y est des plus classiques, ne cherchant pas les fioritures tout en possédant, cependant, des subtilités de jeu. On voit clairement que le groupe, contrairement à ce que l’on aurait pu penser avec un Arch Enemy plus tranchant, fonctionne très bien et sait ou il veut aller. La direction est claire, nette et ceci - malgré les changements de line up qui se succèderont - restera la ligne de conduite de Spiritual Beggars.

 

L’album, même s’il ne possède pas encore le panache de la dite « Sainte Trinité » du groupe – à savoir Mantra III, Ad Astra et On Fire – a en son sein des titres merveilleux et qui portent à la recherche d’envolées d’âmes des hippies 70’s comme "Misty Valley" ou le solo de guitare de Michael Amott (avec ce superbe Flanger qui ne dessert pas le morceau), les murmures de Spice ainsi que sa ligne de basse riche et ronde allié au jeu de Hvitt ne peut que faire succomber. On retourne dans cette optique de faire parler les instruments, la voix étant plus un instrument qu’un moyen de faire passer un message. C’est ce qui a fait tout le charme du hard rock des années 70. On retrouvera aussi cette aspiration sur "Blind Mountain". Certains titres eux seront plus lourd, les effets y étant pour beaucoup, puisque plus poussés. Paradoxalement sur un titre comme "Nowhere To Go" ou le son y est tant pachydermique que sale, la voix elle allège le tout rendant la musique planante et quasi ‘spirituelle’.

 

Les influences, à demi-avouée, envers Black Sabbath se verront par contre être flagrante sur l’intro de "Sour Stains" ou l’intro, sans être du plagiat, fait énormément penser à l’intro de basse de Geezer Butler sur le titre N.I.B. de l’album éponyme. Et tout le long de l’album on a droit à un savant mélange entre Black Sabbath et Led Zeppelin, la voix étant un peu entre les deux empruntant de temps à autres le timbre de Lemmy Kilmister (Motorhead). Mais dans le style où évoluent Spiritual Beggars, ces influences sont tout à fait logique et louables. Ainsi, à la lourdeur du son sabbathien s’ajoutera le psychédélisme de Led Zeppelin tout comme le montre "Entering Into Space" (titre tout accordé).

 

Si le disque n’est pas le meilleur album du groupe, en termes de vente, il permet cependant au groupe d’acquérir une certaine notoriété puisqu’il sera nommé pour les Swedish Award de 1997. Sur l’album suivant, le line up sera enrichi d’un clavier qui sera tenu par Per Wiberg, claviériste chez Opeth. Mantra III ouvrira encore plus de portes au groupe notamment en ouvrant pour Iron Maiden, Monster Magnet (les maîtres du Stoner encore actif) ou Queens Of The Stone Edge (la légende du style). Des soucis de line up continueront puisque le bassiste Spice partira, laissant la place de chanteur vacante elle aussi. Elles seront reprises par Roger Nilsson pour la 4-corde et Janne ‘JB’ Chistophersson (Grand Magus) au micro. Ce line up lui aussi ne tiendra pas longtemps puisque Sharlee d’Angelo (Arch Enemy) reprendra la basse à partir de Demons (2005) et Apollo Papathanasio (Firewind) le micro sur le Return To Zero de 2010. Ceci prouve cependant que le groupe a acquis une notoriété mondiale puisque du groupe strictement suédois il est passé au groupe européen. Toutefois, l’avenir du groupe peut sembler incertain. Tous les musiciens du groupes sont pris par des projets propres qui sont toujours actifs et même si le groupe fait la tournée des festivals en 2011, on ne sait pas ce qu’il en adviendra pour la suite.

Par rock-chronique - Publié dans : Stoner
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 21:06

dominator.jpgEn 2007, le groupe de Noiraud Sans Loi nous livrait 13e album studio en 23 ans de bons et loyaux services. Bon, comme souvent dans ce genre de groupe, le line up a été, pour beaucoup, bousculé. Le bassiste chanteur étant le seul membre d’origine à officier dans le groupe. Bon, comme souvent avec ce genre de groupes, il ne faut pas s’attendre à un album qui va révolutionner le concept du groupe et encore moins le genre. On reste entre du heavy et du hard rock. Cependant, parti sur la lancé du Neon God, le groupe va de nouveau écrire un concept album. Cette fois-ci, Blackie Lawless s’en prend à l’administration Bush et ses pratiques excessives si ce n’est abusives. Tout un programme.

 

Alors j’en entends ricaner au fond. Non, quand l’on dit Concept Album, cela ne veut pas forcément dire musique instrumentale de transition, plans alambiquées, ambiances musicales et morceaux de 22 minutes 30. Le fil conducteur de cet album est dans le texte, et c’est tant mieux. Ainsi le groupe ne perd pas en énergie et se focalise essentiellement sur le texte et la musique sans en faire des caisses.

 

Dominator. Voilà un nom parfait pour le sujet traité dans l’album, et l’imagerie de cet album donne dans l’antipatriotisme Bushien. En analysant juste la pochette, on peut comprendre que le groupe voyait en cette administration mort et guerre. Une patrie à feu et à sang. En effet, la Bannière Etoilée est en feu et l’on voit un crâne (mort) qui a, dans son orbite, la déflagration d’une bombe. Tout un programme. Toujours est-il que le ton est donné par la pochette et le nom de l’album.

 

Un album engagé donc ? Oui, mais cependant nullement sans saveur musicalement, car les 9 titres présentés ici sont de très bonne facture et l’on ne voit pas le temps passer. Tout d’abord parce que le rythme de l’album, même s’il connait des périodes moins effrénées (pour du Hard rock), reste toujours quasiment le même sans être redondant. Ainsi, de Mercy à The Burning Man, aucun temps mort ou ennui ne vient perturber l’auditeur. Et la voix de Blackie alliée aux mélodies fait que l’album est d’une richesse et saveur qu’on ne rechigne pas à savourer. Dans cet album, le meilleur de WASP toutes périodes confondues, est là. Certes, on n’aura pas des tubes à la I Wanna Be Somebody sur cet album, mais nous ne sommes pas loin d’un Wild Child qui remonte tout de même à 1985, soit 22 ans auparavant.

 

Mais la palme de cet album restera la chanson Heaven Hangs in Black. Slow magistral venant détrôner The Idol écris 15 ans auparavant. Un titre ou la qualité vocale, du moins sur studio, certains allant jusqu’à dire que Blackie chanterait en playback en concert, n’est plus à prouver. Le rythme et l’intensité allant crescendo, ce titre ne peut que vous faire frissonner à moins d’être complètement insensible. L’album arrive avec ce titre à son paroxysme. Les paroles, pouvant être prise à plusieurs degrés de compréhension, font tout autant frissonner d’émotions. En effet, on y parle de paradis aveugles et d’anges n’écoutant plus les humains et les laissant à leur souffrance. Cela peut laisser pantois et à du choquer plus d’un conservateur catholique outre atlantique !

 

Mais si l’album contient une ballade (qui sera reprise en titre de fin), l’album lui reste dans la ligne de conduite qui a été fixé. Pas de fioritures sans grandes importances. Le but ici, la mélodie directe, pas surfaite, la puissance de la voix et de nous donner un ‘putain de bon hard’ comme WASP sait en faire.

 

Alors oui, ce n’est pas celui qui va révolutionner le tout WASP, mais il reste cependant un album à avoir. Il est bon, direct et, d’une certaine manière, puissant. Que demander de plus ?

 

 


 
Par rock-chronique - Publié dans : Hard Rock
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 16:35

dioholydiver-copie-1.jpeg1983. Quelle belle année pour les fans de Dio. En effet, après de nombreuses collaborations et une carrière déjà bien remplie, le Nain Chantant livre au public son premier album solo.

 

En effet, après s’être fait remarquer avec son 2e groupe, Elf, Dio avait collaboré avec les plus grands. Tout d’abord à la fin des années 60 avec Ian Paice et Roger Glover pour le Butterfly Ball (vous savez, ‘Love Is All’, la grenouille qui chante avec une mandoline, c’était lui). Cette collaboration a permis à Dio d’ouvrir avec le groupe Elf pour le célèbre Deep Purple de ces compères de Butterfly Ball et aussi d’être repéré par un certain Ritchie Blackmore prêt à claquer la porte au nez de ses camarades de jeu. Il formera ainsi avec lui (et le bassiste de Elf) le groupe Ritchie Blackmore’s Rainbow. Après trois albums magnifiques une tournée phénoménale et une prise de bec avec le sieur Blackmore quant à l’orientation du groupe, Dio s’en va après l’album Long Live Rock’n’Roll de 1978. En 1980, il est embauché par un Black Sabbath sur le déclin pour remplacer Ozzy. S’ensuivra 2 albums (cultes) et une tournée. Mais là encore, un souci avec Iommi fera qu’il s’en ira.

 

En 1983 donc, Dio peut enfin s’atteler à son bébé qu’il nommera tout simplement Dio. Premier album, première pépite. Il faut dire que Ronnie a su s’entourer. Tout d’abord, il a, en quittant les Sabbat Noirs, débauché Vinnie Appice pour le prendre avec lui. Il faut dire que c’était Dio qui avait déjà conseillé ce batteur dans la semi reformation de Black Sabbath et qu’il connait bien le gaillard. Il embarquera avec lui un certain Vivian Campbell qui officiait pour le groupe de NWOBHM Sweet Savage. Ce groupe sera immortalisé à la fin des années 90 par la machine Metallica lors de leur album de reprise. En effet, on y retrouve ‘Killing Time’ qui était une des premières chansons du groupe. Autant dire que Dio a quasiment révélé ce guitariste au grand public, le statut des deux n’étant pas tout à fait le même. La basse sera elle tenue par son compère de Rainbow, Jimmy Bain.

 

Avec un line up pareil, autant dire que la première galette de celui qui lancera les fameuses ‘cornes du diable’ que l’on fait tous en concert allait être magnifique. Et ce fut le cas (l’album Holy Diver est à ce jour l’album le plus vendu de la discographie de Dio). Cet album est tout simplement une machine à tubes avec le titre éponyme ‘Holy Diver’, mais aussi ‘Stand Up And Shout’, ‘Don’t Talk To Strangers’ ou encore ‘Rainbow In The Dark’. Au niveau qualitatif, rien à redire. Tous les titres, à défaut d’être parfait, sont prenant. On les mémorise parfaitement et les quatre titres précités en feront preuve puisqu’ils seront à chaque fois scandés en chœur par des hordes de fans acharnés lors de chaque concert. Certes des titres de l’album seront plus faibles que d’autres (et encore) comme ce ‘Gipsy’, où, pourtant, Dio nous montre toute l’étendue de sa voix quand il force dessus, même chose pour ‘Caught In The Middle’, bien plus épique et émouvant.

 

Mais la palme de l’émotion reviendra à ce ‘Don’t Talk To Strangers’ avec une intro digne des plus belles balades. Dio y est juste parfait sur ce titre. Reprenant les ingrédients qui ont fait la force de ses précédentes collaborations, notamment à l’époque de Rainbow sur le titre ‘Catch The Rainbow’. Mais ce n’est qu’un aperçu du titre qui alliera mélodie et force et énergie comme sur la deuxième partie du morceau où Dio montrera, là encore, toute la capacité vocale dont il était capable.

 

Autant dire que ce premier album est une réussite totale. Pas un titre n’est vraiment plus faible que les autres. Cette galette se lit d’une traite sans aucun ennui. On se surprend même au bout de ces neufs titres d’être arrivés au bout de l’album. Un des albums majeurs, avec The Last In Line, de la discographie de Dio. Un incontournable.

 


 
Par rock-chronique - Publié dans : Heavy Metal
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